dimanche 22 janvier 2012

Män som hatar kvinnor : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes...

La critique du premier Millenium sortie de la naphtaline, tel que publiée en  Mai 2009 dans le journal de l'association cinéma de l'université Paris 7, Cinésept, à l'époque "Quartier libre".


"Une idée simple mais fausse aura toujours plus de poids dans le monde qu'une idée vraie mais complexe." Cette phrase de Tocqueville, Stieg Larsson, l’auteur de la trilogie Millenium, a dû la savoir à l'époque où il était plus connu pour son engagement contre l’extrème-droite en tant que journaliste.
Simple comme le mal peux l’être, complexe, comme le chemin pour retrouver un coupable, voilà jetée les fondations d’une histoire policière.
Son adaptation cinématographique ? Pas révolutionnaire, même si la Suède ajoute un parfum inattendu. Outre les paysages enneigés et la beauté de la langue, les acteurs, la musique et la montage, tout trois efficaces et bien sentis « règle la question » cinématographique assez vite.

Et pourtant, même cinéphile et sans avoir lu la trilogie, la fascination pour Millenium opère.
Tous ces personnages sont habités et finissent par nous habiter. Ils sont issus de la modernité et c’est sûrement ce qui les rapproche de nous. Ils se servent d’ordinateurs, de téléphones portables, les coupent quand ils ne veulent plus être dérangé. Comme dans The Chaser, autre polar moderne, sud-coréen cette fois, la zone où le portable ne passe pas est celle ou le crime s’opère…

Mais les deux personnages principaux sont au cœur de ce sentiment de modernité :

Michael Nikvist joue Mikael Blomkvist, journaliste suédois populaire engagé mis à mal par la justice, comme en son temps, l’auteur, Stieg Larsson.
Appelé à la rescousse par le patriarche d’une famille d’industriels suédois pour résoudre un vieux crime, le journaliste se fait détective.
Ce « nice guy » à la suédoise, sera épaulé dans sa quête de vérité par une jeune femme, Lisbeth, pas franchement glamour, punkette et énigmatique, d’un « féminisme brutal », comme l’écris Florence Aubenas dans une chronique du Nouvel Obs au sujet de Millenium. Elle est incarnée par une courageuse débutante, Noomi Rapace (ça ne s’invente pas…), qui a prêté corps et âme (piercing, boxe, moto) à ce premier rôle.
Le tandem est déroutant, épatant, se cherchant autant l’un l’autre que la résolution de l’énigme, chacun amenant sa conception de l’enquête et ses solutions techniques ou humaines. Ils sont différents mais ils ont tout deux quelques chose à racheter, et en premier lieu, leur honneur bafoué.
Alors bien sûr, la perversité de la violence du film fascine. La maladie d’Asperger (le syndrome du geek) qui affecte Lisbeth est une facétie d’écriture. Le journaliste Blomkvist est un monument de « bien-pensance » de gauche. Oui, mais l’essentiel est là, la mayonnaise prends, le film marche et il s’agit là du meilleur film policier européen que j’ai vu depuis bien longtemps.

mercredi 11 janvier 2012

The Blenheim gang

Avec son nom inspiré du château qui vit naître Churchill (à moins que ça ne soit en référence au bombardier de RAF Bristol Blenheim, ou plus sûrement à cet improbable coupé britannique), le gang se veut exclusif, mais avec un esprit d'ouverture, snob mais piquant, un peu Boris Vian sur les bords ?

Textes incisifs, images choisies avec goût, le site des youngtimers (jeunes collectionneurs, variation sur le terme "oldtimer", en usage en Europe et signifiant collectionneur automobile) du Blenheim gang sait défendre des modèles rares (Reliant Scimitar), récents (BMW Z3) ou injustement relégués aux oubliettes (Renault Avantime) tout en faisant preuve d'un sens de la typologie peu commun. Un site à surveiller :
http://www.blenheimgang.com/

Morissette Racing


Le blog d'un francophone féru d'automobile de collection souvent présent à tout les évènements marquants du petit monde de la collection. Comme le don d'ubiquité n'existe pas, un petit tour de temps en temps permet de se maintenir informé en textes précis et en belles images :

http://morrissetteracing.wordpress.com/

Top Gear, assiette anglaise de l'automobile...

Source : blogautomobile.fr

Quand l'excentricité britannique se met au service de la meilleur émission automobile du monde, celà donne "Top Gear"... L'émission de la BBC ne se contente pas de l'actualité automobile comme tant d'autres (le poli Dominique Chapatte sur M6 Turbo de notre côté de la Manche) mais paye sur fonds publics et depuis 15 ans une équipe de spécialistes pour... relever les challenges mécaniques les plus tarabiscotés. Des exemples ?

-Une course de vitesse entre un avion de chasse et la voiture de série la plus puissante du monde...




-Un parcours urbain improbable à bord de la plus petite auto du monde :

http://www.youtube.com/watch?v=dJfSS0ZXY

-Une tentative (en quatres épisodes) pour rendre hors d'usage un 4x4 Toyota indestructible :

http://www.youtube.com/watch?v=xnWKz7Cthkk

-Une 2CV soufflée par un 747...

http://www.youtube.com/watch?v=ZJ9uWsvR1l0

-Mais aussi des bancs-d'essai de véhicules de collections, à commancer par la DS (qui montre que nos voisins britanniques n'en veulent particulièrement à Citroën, ou à la 2CV, et ne jurent pas que par la Rover P6...) :

http://www.youtube.com/watch?v=6gpUHtRVBn4
http://www.youtube.com/watch?v=RkRNsWnnKLI

Le site officiel de l'émission :

http://www.bbc.co.uk/topgear/