samedi 27 octobre 2012

Starring Anthony Hopkins as... Alfred Hitchcock

Le comédien britannique Anthony Hopkins jouera le réalisateur britannique dans un film du lui-même très britannique Sacha Gervasi.
Connaissant la méticulosité des reconstitutions de nos voisins d'outre-Manche, celà pourrai suffire à rendre intéressant ce biopic sur la fabrication d'un des plus grands films du maitre du suspens : "Psychose".

Le film sortira le 13 Février prochain en France avec Scarlet Johansson dans le rôle de Janet Leigh et Jessica Biel jouant Vera Miles. Jouer un réalisateur n'était déjà pas évident, jouer une actrice qui joue un personnage doit l'être encore moins...

La bande annonce est par ici (la presse s'est déjà étonnée de la qualité des maquillages rendant Anthony Hopkins méconnaissable...) :


Et en attendant, on peux aussi revoir le brillant premier long-métrage de Sacha Gervasi Anvil, un documentaire malin sur le groupe éponyme de Métal canadien inventeurs du Speed métal, par ici les images :


                                     

mercredi 10 octobre 2012

Un allié relate mes propos

Sur son blog, Sidy Sakho (journaliste indépendant et ancien redac'chef d'un site sur le cinéma) collecte avec un beau doigté sensible les témoignages de ceux qui pratique la critique cinéma sur Internet.
Que les participants soient des auteurs chevronnés, parfois célèbres, ou de simples amoureux de cinéma, chaque interview révèle un pan de cette activité protéiforme qu'est l'écriture au sujet des films.
Le Tom Cruise en suspension du Mission:impossible  de Brian de Palma : tout un programme en toile de fond sur  http://ceciditaubasmot.blogspot.fr/
N'ayant pu résister aux sirènes de son auteur, je m'y révèle un peu moi-même ici :
http://ceciditaubasmot.blogspot.fr/2012/10/parole-dallie-georges-coste-ecrire-sur.html

lundi 8 octobre 2012

Un très beau blog québécois



Où l'auteur (un autre Georges...) écrit avec autant de passion et de précision sur 2001, Roman Polanski ou Denys Arcand...

A parcourir pour ses passages sur Chris Marker (forcement) avec une superbe critique de La Jetée mais aussi et surtout pour sa compilation de critiques cinglantes d'un réalisateur à l'autre :


http://www.la-jetee.com/2012/05/quand-les-cineastes-se-critiquent-entre.html
http://www.la-jetee.com/2012/05/quand-les-cineastes-se-critiquent-entre_22.html

mercredi 3 octobre 2012

Stallone fait du "bio"


Que de monde dans le dernier film de Simon West !... Il y a peut-être dans Expendables 2 moins d'explosions (un peu) que dans le premier, mais comment bouder son plaisir cinéphile de revoir cette bande de terrassier/démolisseurs de l'intellect et du paysage cinématographique ?
Ce même plaisir qui pousse à aller aux séances de cinéma bis ou à L'Etrange Festival au Forum des Images est ici passablement contrarié par les visées du réalisateur de faire d'Expendables 2 un véritable film.
Les coutures pour faire tenir ce festival d'égo et de mauvais jeu d'acteur dans un seul film cohérent est le premier soucis du réalisateur. On l'imagine bien en chef de colo face à une bande de sales gosses.
L'ensemble est touchant au final, comme le premier opus. Conservateur certe, le film n'est pas dénué de discours et même d'un supplément d'âme, maladroit parfois (le film est affreusement misogyne, et ce malgré une action girl asiatique particulièrement efficace interprétée par Yu Nan).
Un discours, une méthode, des gimmicks, la tentative un peu orpheline de Stallone s'est transformé en série, une sorte de James Bond testostérone dont on attends désormais le prochain épisode et la resurrection d'autres fantômes des films d'action des décennies passées faisant le show sans ordinateurs, ni fonds verts... Est- ce de l'action bio ?

Orson et ses femmes...

Étrange coïncidence que la ressortie quasiment simultanée par deux distributeurs différents de deux films successifs d'Orson Welles aux thèmes proches : Le Criminel (1946) et La Dame de Shanghaï (1948).
Définir le genre de ces deux films est complexe, comme la personnalité et l'implication de leur gigantesque auteur/réalisateur/acteur principal. Le cumul pourrait donner pour Le Criminel : Mélodrame psychologique d'espionnage. Tout autre auteur qu'Orson Welles aurait bien du mal à tenir le cap d'un tel genre.
Malgré quelques facilités de dialogue et quelques gimmick de jeu du-dit Orson (récurrence du froncement de sourcils jusqu'au milieu du front et air mi-hébété, mi-inquiétant), le film est impressionnant par ses prouesses techniques, la fluidité de ses mouvements de caméra et l'intelligence de son cadre (ou de ses décadrages).
Les lieux sont dépeint de tels sortent qu'en dessiner le plan devient simple, lisibles et pour certains, rassurants. D'autres, plus anxiogènes sont volontairement laissé dans le trouble.
C'est presque une lapalissade mais même dans ce film moins flamboyant du maître, les plans-séquences  sont d'une beauté et d'une précision rare (et le film est sorti en 1946).
Enfin, côté acteur et personnages, Edward G. Robinson est employé à contre-courant, en justicier, Loretta Young joue presque un second rôle là où que les véritables seconds roles (juge, epicier joueur de dames) sont mis en avant avec de véritables "profils psychologiques" détaillés.

A part quelques longueurs, Le Criminel est une plongée dans l'univers inquiétant de Welles, pour initiés certes (lui préférer Citizen Kane ou La Soif du mal  pour faire découvrir le maître) mais bourré d'intelligence et de trouvailles d'une simplicité absolue.

P.S. : La Dame de Shanghaï, film qui consacre de manière flamboyante la séparation d'Orson Welles avec son épouse d'alors Rita Hayworth est difficile à résumer en un billet de blog. L'obsession et la névrose développée pour cette femme rejoint celle d'un H.G. Clouzot pour les siennes. Aussi, le langage purement cinématographique du film incite, plus que jamais à le voir d'abord et de préférence sur grand écran.